Etre Ou Ne Pas Etre Tel Est La Question
La formule “etre ou ne pas etre tel est la question” traverse les siècles. Elle résonne encore aujourd’hui, parce qu’elle touche à quelque chose de profondément humain. Derrière cette phrase attribuée à Shakespeare, nous reconnaissons nos propres doutes, nos peurs, notre envie d’exister pleinement. Nous cherchons tous un sens à notre vie, à nos choix, à nos échecs comme à nos réussites. Cette interrogation n’a rien d’abstrait. Elle nous accompagne au travail, en couple, dans la famille, face à la maladie ou au deuil.
Origine de la formule “etre ou ne pas etre tel est la question”
La phrase vient du monologue d’Hamlet, dans la pièce de William Shakespeare. Dans la version française la plus connue, on lit : “Être, ou ne pas être, telle est la question”. Si nous insistons ici sur la version “etre ou ne pas etre tel est la question”, c’est pour montrer à quel point cette formule a été reprise, déformée, simplifiée dans le langage courant. Elle s’est détachée de la pièce pour devenir, presque, un proverbe.
Dans la scène originale, Hamlet se demande s’il vaut mieux continuer à vivre dans la douleur ou mettre fin à sa vie. Derrière ces mots, il y a donc la confrontation avec la souffrance, la peur de l’inconnu, et surtout la difficulté de choisir. Aujourd’hui, nous ne sommes pas tous des princes danois, mais nous entendons encore en nous cette même hésitation : etre ou ne pas etre tel est la question, autrement dit, vivre vraiment ou se laisser porter, décider ou subir.
Une question philosophique avant tout
Dans l’histoire de la philosophie, la question de l’être est centrale. De Platon à Heidegger, penser l’être, c’est réfléchir à ce qui existe, à ce qui mérite d’exister, à ce qui donne une valeur à notre vie. Lorsque nous répétons “etre ou ne pas etre tel est la question”, nous ne citons pas seulement une phrase célèbre, nous touchons une tension profonde entre existence et absence, présence et effacement.
Concrètement, “être” ne se limite pas au fait de respirer. Être, c’est :
- Se sentir à sa place, dans sa vie personnelle comme dans sa vie professionnelle.
- Reconnaître ses désirs, ses limites, ses valeurs.
- Assumer des choix, même imparfaits, plutôt que laisser les autres décider à notre place.
- Oser se montrer tel que l’on est, sans masque permanent.
Ne pas être, à l’inverse, peut prendre plusieurs formes. Ce n’est pas forcément disparaître physiquement. Cela peut être se couper de soi-même, n’être qu’un rôle social, vivre en mode automatique. Dans ce sens, la formule “etre ou ne pas etre tel est la question” interroge notre authenticité. Sommes-nous vraiment présents dans notre propre vie ou seulement spectateurs?
Quand la question “être ou ne pas être” surgit dans la vie réelle
Nous rencontrons toutes et tous des moments de rupture où cette interrogation s’impose. Une séparation, une trahison, une perte d’emploi, un départ des enfants, un deuil, une maladie grave. Ces périodes fragiles nous obligent à un face-à-face honnête avec nous-mêmes.
La crise de la quarantaine, par exemple, illustre souvent ce dilemme. Beaucoup ressentent une impression de gâchis, de temps perdu, de fatigue intérieure. Certains remettent leur couple en question, parfois dans la douleur, comme le montre la manière dont une crise de la quarantaine peut entraîner un rejet du conjoint. D’autres se demandent s’ils ont choisi le bon métier. D’autres encore tentent de se réinventer, mais se heurtent à la peur du regard des autres.
Dans ces instants, la phrase “etre ou ne pas etre tel est la question” n’est plus qu’une citation littéraire. Elle devient une sorte de miroir. Elle nous renvoie à ce que nous n’osons pas toujours dire : suis-je aligné avec ma propre vie ou me suis-je perdu en route?
La dimension existentielle: faire face à la fragilité de la vie
Nous ressentons la portée de “etre ou ne pas etre tel est la question” avec encore plus de force lorsque la mort s’invite dans notre existence. Une disparition brutale, un accident, une maladie incurable peuvent bouleverser en quelques heures nos certitudes les plus solides.
Un accident mortel, comme ceux que rapportent parfois les médias locaux, par exemple un accident mortel en Loir-et-Cher, nous ramène soudain à cette frontière entre être et ne pas être. Il y a quelques minutes, une personne vivait, faisait des projets. Puis tout s’arrête. Face à ces réalités, nous ne pouvons plus nous cacher derrière des préoccupations superficielles.
Certains cherchent des informations très concrètes pour faire face: comment organiser des obsèques, comment retrouver un avis de décès, voire comment savoir si une personne est décédée. D’autres plongent dans une réflexion plus intime : que signifie ma vie, maintenant que cette personne n’est plus là? Qu’ai-je remis à plus tard, par peur ou par confort?
Nous voyons alors combien la formule “etre ou ne pas etre tel est la question” n’est pas qu’un jeu intellectuel. Elle nous met devant la fragilité de notre corps, l’incertitude du lendemain, mais aussi la valeur incroyable de chaque instant où nous sommes en vie.
Souffrance, maladie et envie de ne plus être
Il existe aussi des situations où la question se pose dans un sens très douloureux. Certaines maladies chroniques, comme la maladie de Verneuil, entraînent des souffrances physiques et psychiques importantes. Les patients naviguent entre traitements, opérations, incompréhension de l’entourage, fatigue extrême. Dans ces conditions, il n’est pas rare de lire des témoignages qui se demandent s’il est possible de mourir de la maladie de Verneuil ou d’une autre pathologie lourde.
Dans ce contexte, “etre ou ne pas etre tel est la question” devient criant. Certains jours, la douleur semble si envahissante que l’idée même de “être” paraît insupportable. D’autres jours, une amélioration, un geste de soutien, une parole bienveillante redonnent un peu de goût à l’existence. Nous comprenons alors combien cette phrase touche aussi à la santé mentale, à la capacité de demander de l’aide, à la possibilité de parler de ses idées noires sans honte.
Les ressources de psychologues, de médecins, de proches informés deviennent essentielles. Des organismes de prévention du suicide, comme ceux mis en avant sur les sites des autorités de santé, proposent des lignes d’écoute et des conseils concrets. Sur le site de l’Organisation mondiale de la Santé, la question de la santé mentale est abordée avec sérieux, en rappelant que chacun peut être concerné à un moment de sa vie.
Être soi: identité, valeurs et choix de vie
Si “être ou ne pas être” évoque la vie ou la mort, la formule a aussi un autre versant. Elle pose la question de notre identité. Être, c’est aussi être soi. Nous pouvons exister officiellement, avoir un état civil, un métier, une adresse, mais ne pas nous reconnaître dans la personne que nous montrons au monde. Là encore, etre ou ne pas etre tel est la question prend tout son sens.
Être soi implique plusieurs dimensions:
- Identifier ce qui compte vraiment: la famille, la liberté, la sécurité, la créativité, la justice, la foi, l’engagement social, etc.
- Faire des choix en accord avec ces valeurs, même si cela dérange.
- Accepter que l’on ne peut pas plaire à tout le monde et que dire “non” fait aussi partie de l’existence.
- Reconnaître que l’on peut évoluer, que l’identité n’est pas figée une fois pour toutes.
Pour beaucoup, ce chemin se fait par petites touches: un changement de carrière, une thérapie, un engagement associatif, la décision de quitter une relation toxique, ou au contraire de s’investir davantage dans un couple ou une amitié. Chaque geste de ce type est une réponse concrète à “etre ou ne pas etre tel est la question”. Nous disons, en actes: “Je choisis d’être pleinement présent dans ma vie”.
Le rôle du langage: dire, écrire, se raconter
Nommer ses doutes, ses peurs, ses espoirs permet de leur donner une forme, donc de ne plus en être prisonnier. La littérature, la poésie, le théâtre offrent depuis longtemps des espaces pour explorer cette question de l’être. Hamlet est un exemple parmi d’autres, mais de nombreux écrivains ont mis des mots sur ce tiraillement intérieur.
Écrire dans un journal intime, parler à un proche, écrire une lettre (même si elle n’est jamais envoyée), consulter un thérapeute, tout cela participe de cette exploration. Dire “etre ou ne pas etre tel est la question” peut devenir un point de départ: qu’est-ce qui, dans ma vie actuelle, me fait sentir vivant? Qu’est-ce qui, au contraire, m’anesthésie?
La parole a aussi un effet apaisant en période de deuil. Lorsque nous lisons un avis de décès publié par des pompes funèbres, nous découvrons souvent une courte biographie, quelques traits de caractère, des formules simples. Ces mots, posés noir sur blanc, disent: cette personne a été, elle a compté, sa vie a eu une forme, une histoire. Ils marquent la frontière entre “être” et “ne plus être”, mais ils affirment aussi une mémoire vivante.
Entre liberté et responsabilité: choisir sa manière d’être
Penser “etre ou ne pas etre tel est la question” conduit enfin à la notion de responsabilité. Nous ne choisissons pas tout: notre naissance, notre famille d’origine, certains événements majeurs. En revanche, nous avons une marge de liberté dans la manière dont nous répondons à ce qui nous arrive.
Cette responsabilité peut paraître lourde, surtout lorsque l’on traverse une période sombre. Pourtant, elle porte aussi une ouverture: nous pouvons, même très modestement, décider d’un pas après l’autre. Par exemple:
- Reconnaître que l’on ne va pas bien et prendre rendez-vous avec un professionnel.
- Oser dire à un proche que l’on est blessé ou que l’on a besoin de soutien.
- Faire un petit choix en faveur de sa santé (sommeil, alimentation, mouvement).
- Réserver un temps dans la semaine pour une activité qui nourrit vraiment.
Ces gestes ne résolvent pas tout, mais ils incarnent un “oui” à l’existence. Ils sont une manière de répondre à cette interrogation: “etre ou ne pas etre tel est la question”. Nous ne changeons pas le monde en un jour, mais nous confirmons que nous avons notre place, aussi fragile soit-elle.
Ressources pour approfondir la question de l’être
Pour celles et ceux qui souhaitent aller plus loin, plusieurs pistes peuvent aider. La philosophie, d’abord, avec des auteurs comme Sartre ou Camus, qui réfléchissent sur la liberté, l’absurde, la révolte. La psychologie, ensuite, offre des outils pour comprendre les mécanismes intérieurs qui nous empêchent parfois d’être nous-mêmes. Les ressources en ligne de sites de santé publique, comme ameli.fr, abordent aussi la question de la dépression, de l’anxiété, des crises existentielles.
Nous pouvons également trouver un appui dans les traditions spirituelles, religieuses ou laïques, qui proposent chacune leur manière de répondre à “etre ou ne pas etre tel est la question”. Certaines insistent sur la solidarité, d’autres sur la méditation, la prière, la contemplation. L’essentiel reste de choisir ce qui résonne vraiment avec notre expérience, sans se perdre dans des discours culpabilisants.
Conclusion: “etre ou ne pas etre tel est la question” comme fil conducteur de toute une vie
La phrase “etre ou ne pas etre tel est la question” ne se résout pas une fois pour toutes. Elle nous accompagne tout au long de notre existence, à travers les changements d’âge, les bouleversements, les deuils, les renouveaux. Elle nous pousse à regarder en face notre fragilité, mais aussi notre capacité à aimer, à créer, à nous relever.
Chaque jour, à sa manière, nous y répondons. Par notre manière d’aimer ou de fuir, de parler ou de nous taire, de prendre soin ou de négliger, de choisir ou de laisser les autres décider à notre place. Revenir régulièrement à cette question, sans peur, peut devenir une boussole intérieure. Elle nous rappelle que nous avons, malgré tout, la possibilité de dire oui à notre propre vie, d’habiter pleinement ce temps qui nous est donné, tant que nous sommes encore du côté de “être” et non de “ne pas être”.














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